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- Essaimer à l’étranger : une vocation européenne

Essaimer à l’étranger : une vocation européenne

Si c’est en Suisse que le premier Jardin de Cocagne a trouvé ses origines, aujourd’hui, c’est le Réseau Cocagne qui inspire à l’étranger. En témoignent les projets d’installation de Jardins à Majorque en Espagne, et à Bucarest en Roumanie.

A Majorque, la plus grande des îles Baléares, l’association Horts Solidaris collabore depuis 2011 avec le Réseau Cocagne pour donner vie à un Jardin – travaillant à adapter le modèle français au contexte espagnol. C’est après avoir visité le Jardin de Cocagne de Semailles (Avignon) que Mariló Ribes, Espagnole francophone et actuelle directrice du Jardin, a décidé de lancer ce projet dans d’anciens vergers de la vallée de Sóller. Le Réseau a ainsi participé à l’étude de faisabilité du Jardin et accompagné le travail de recherche de fonds – obtenant par exemple le soutien des Fondations Carrefour et Vinci. Aujourd’hui, Hort Solidaris profite néanmoins d’une reconnaissance institutionnelle et d’une première base de clients.

En Roumanie, c’est dans les environs de Bucarest que l’Ateliere Fara Frontiere (Atelier Sans Frontières) a choisi de mettre en place un Atelier Bio et de créer par là une vingtaine de postes en insertion. Le recours aux subventions privées s’avère ici nécessaire face à l’absence de fonds publics pour l’aide à la réinsertion.

Cohérents avec le Réseau Cocagne, ces projets cherchent à respecter sa charte, ses engagements, malgré des problématiques et des contextes différents, pour continuer à faire sens localement. Ils témoignent aussi de l’attrait qu’exerce le modèle des Jardins de Cocagne, à travers son large Réseau et l’expérience de celui-ci dans l’essaimage. Sa vocation européenne, affirmée dans l’article premier de ses statuts, se vérifie en tout cas.