Communiqués de presse

- Les Territoires à VivreS : lauréats du plan de soutien aux associations de lutte contre la pauvreté

TerritoiresavivreS

« Pour éviter qu’à la crise épidémique, ne s’ajoutent des drames humains », Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé vient d’annoncer du plan de soutien exceptionnel aux associations de lutte contre la pauvreté lancé dans le cadre de « France Relance ». Parmi les lauréats, le projet Territoires à VivreS qui fait le pari de la coopération entre des organisations professionnelles agricoles, de solidarité et d’insertion sociale . Cette mobilisation a pour objectif de porter collectivement la recherche d’un accès digne à une alimentation de qualité de toutes et tous, dans une approche systémique et émancipatrice pour les personnes.

Fin 2020, 9,2 millions de personnes étaient en situation de précarité alimentaire, soit un chiffre qui a presque triplé en 10 ans. Et la crise COVID19 a fait exploser les statistiques avec plus 45% de hausse de la demande d’aide alimentaire en 2020. Dans le même temps la crise du COVID a rappelé l’importance stratégique de notre agriculture, aujourd’hui face au défi de la transition agroécologique et du renouvellement des actifs agricoles. Face à ce double constat, cette mobilisation inter-associative appelait de ses vœux, dès mi 2020, une politique nationale de lutte contre la précarité alimentaire, et le soutien de projets d’accès digne à une alimentation durable et de qualité ( cf. communiqué et tribune ). Les résultats du plan de soutien aux associations de lutte contre la pauvreté vont dans ce sens et nous ne pouvons que nous en réjouir.

Quatre terrains d’action pour expérimenter une ingénierie de coopération territoriale pendant deux ans (2021 / 2022) au bénéfice de 40 000 personnes en situation de vulnérabilité

Dès aujourd’hui, entre villes et campagnes autour des 4 territoires lauréats (Lyon, Aix-Marseille, Montpellier et Toulouse, cf. schéma au verso), les acteurs implantés sur le terrain vous s’appuyer sur leurs complémentarités pour co-construire un cadre collectif et démocratique dans lequel penser les transformations de nos systèmes alimentaires locaux, au service de tous les habitants. Objectifs : favoriser un accès digne à une alimentation de qualité pour tou.te.s, en particulier les plus vulnérables et créer avec elles et les organisations de l’ESS et agricoles de nouveaux dispositifs économiques pour des filières solidaires et durables.

Pour rendre cette aventure de coopération territoriale possible, s’ajoute au soutien du Ministère des Solidarités et de la Santé, celui de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous égide de la Fondation de France. « Nous sommes heureux que ce collectif, dont nous avons accompagné la création et la structuration, soit aujourd’hui reconnu par les pouvoirs publics. Ses actions vont démontrer qu’il est possible de lutter contre la précarité alimentaire autrement que par l’aide alimentaire, en apportant des réponses innovantes pour un accès universel à des produits bons pour la santé et pour la planète et une véritable participation des personnes concernées. » Mathilde Douillet, Responsable programme Alimentation Durable à la Fondation Daniel et Nina Carasso et membre du jury de l’appel à projets de lutte contre la précarité alimentaire.

Concrètement, l’idée est de penser l’articulation entre :

  • des lieux de production (agriculteurs et Jardins d’insertion),
  • des services rendus par des salariés en insertion (comme le conditionnement, la livraison, la transformation en soupes, conserves, la restauration ou les services traiteur, …),
  • des dispositifs d’accès à l’alimentation favorisant la mixité des publics et l’accompagnement des publics (épiceries sociales et solidaires, groupements d’achat Vrac, Paniers Solidaires Cocagne, …)
  • des lieux de rencontre et de mobilisation citoyenne (accueils, tiers lieux, ateliers cuisine, jardins partagés, …)

Cette proposition originale fait référence, dans son intitulé, au projet d’expérimentation «Places à VivreS» mené à Loos-en-Gohelle (Hauts de France) par les Anges Gardins.

Ces quatre terrains d’expérimentation et leurs acteurs seront mis en lien et outillés par une coordination nationale avec des objectifs opérationnels et de production de connaissance. Une attention particulière sera accordée au dialogue et au transfert d’expériences et de connaissances avec d’autres territoires désireux de mettre en œuvre une dynamique similaire. En effet, de nouveaux territoires de déploiement sont d’ores et déjà identifiés (Dunkerque, Lens-Liévin, Lorient, l’Ile-de-France et le Finistère).



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